Un nouveau bâtiment pour la faculté des sciences
L'Université est aujourd’hui engagée dans un projet ambitieux de construction d’un nouvel espace de recherche et de formation de 13.800m2 sur le site namurois, appelé « Projet Sciences Arrupe ». Ce nouvel espace abritera la faculté des sciences.
Les travaux ont démarré début 2011 par la démolition d’un bâtiment vétuste des FUNDP et un premier auditoire de 360 places voit progressivement le jour…

Historique du projet
Depuis le 30 octobre 2006, suite à une décision du Conseil d’administration de l’Université namuroise, les étages du bâtiment central de la faculté des sciences ont été désaffectés. Seuls le rez-de-chaussée et le sous-sol dont les auditoires S1 et S2 sont restés accessibles. La construction, qui date de 1961, ne correspond plus aux normes de stabilité actuelles. De nombreux départements ont dès lors été déplacés et se trouvent maintenant dans des locaux provisoires, dispersés à travers le campus universitaire.
Face à cette situation d’urgence, l’Université de Namur a fait appel au bureau Greisch, qui avait déjà expertisé l’édifice auparavant, afin d’évaluer de manière comparative les deux issues possibles : d’un côté, la consolidation du bâtiment existant ; de l’autre, sa démolition suivie de sa reconstruction. « Après mûre réflexion, le Conseil d’administration a pris la décision de reconstruire le bâtiment, pour des raisons économiques et politiques, afin qu’il corresponde aux besoins actuels de l’institution », annonce Michel Mairlot, directeur des services techniques.
Un aménagement pour
tous
Le projet de reconstruction du bâtiment concerne non seulement la faculté des sciences, mais aussi l’ensemble de l’institution universitaire : il prévoit, en effet, une augmentation de la superficie totale (13.800m² contre 7.100m² actuellement), ainsi que la libération de locaux pour les facultés des sciences économiques, sociales et de gestion et d’informatique, grâce à la relocalisation du département de mathématique dans cet ensemble. Les travaux seront aussi l’occasion de fermer le front de rue de la rue de Bruxelles, ouvert lors de la construction de l’amphithéâtre Pedro Arrupe en 1990, et de démolir le bâtiment Saint-Aubain actuellement désaffecté dans ses étages.
Une construction en trois phases
La première phase des travaux consiste en la démolition des locaux techniques situés rue Grandgagnage et la construction d’un auditoire pouvant accueillir 360 étudiants dès la rentrée académique 2012. Cette première phase est en cours.
Dans une seconde phase, la démolition de l'ancienne faculté des sciences et du bâtiment Saint-Aubain permettra la reconstruction d’une nouvelle infrastructure. Celle-ci comportera cinq ou six niveaux hors sol (le rez-de-chaussée + quatre ou cinq niveaux, en fonction du coût effectif du chantier, relativement au budget alloué au projet, et selon les aides financières extérieures qu’une politique active de recherche de fonds est susceptible de mobiliser). Ces niveaux comprendront des salles de séminaires, des salles de travaux pratiques, des bureaux, une salle académique, une cafétéria et des locaux techniques. En sous-sol se trouveront un auditoire de 480 places, une plate-forme expérimentale pour la recherche scientifique, ainsi que des ateliers et des locaux de tri des déchets.
Enfin, les bâtiments pourront, espérons-le, être inaugurés pour la rentrée académique 2014 : la dernière phase des travaux consistera en un regroupement des cercles des étudiants en sciences dans les sous-sols de la rue Grafé, aujourd’hui occupés par les salles de travaux pratiques de chimie.
Un projet pilote en matière énergétique
Au cours des nombreuses réunions qui ont précédé le projet d’aménagement, le Conseil d’administration de l’institution a manifesté sa volonté d’inscrire la construction dans l’esprit du développement durable. C’est la raison pour laquelle une citerne de 50m³ sera installée dans les sous-sols afin de récolter les eaux de pluie et de les réutiliser dans les sanitaires. Les bâtiments de la rue Grafé bénéficieront d’une isolation renforcée et le complexe, qui récupérera la chaleur par ventilation, sera également relié à la chaufferie principale de l’îlot, elle-même munie de chaudières à condensation et d’un système de cogénération. En outre, la nouvelle infrastructure prévoit une gestion de l’éclairage la plus économique possible et une ventilation nocturne du bâtiment.
Un projet susceptible de devenir une vitrine pour notre université… Toutefois, comme le fait remarquer Paul Reding, Administrateur général des FUNDP, « le budget nécessaire à la réalisation de ce projet est très élevé et l’institution espère donc bénéficier du soutien financier de plusieurs mécènes afin d’assurer la reconstruction de sa faculté des sciences, environnement riche pour la recherche et l’enseignement ».
Conception atelier d'architecture Thierry Lanotte sprl

Conception atelier d'architecture Thierry Lanotte sprl
