Praticien et chercheur
La
découverte de la réaction noire par Golgi et ses
applications apportèrent une contribution essentielle
à la découverte de l’organisation
structurelle du système nerveux. La théorie
cellulaire avait été avancée en 1838 mais
n’avait pas été étendue au
système nerveux. Ceci fut rendu possible par
l ’utilisation de la réaction noire qui
servit également à mettre d’autres
structures en évidence.
Biographie
Camillo
Golgi est né à Corteno près de Brescia le 7
juillet 1843. Il étudie la médecine à
l’université de Pavie. Influencé par les
idées de Cesare Lombroso (1835-1909), Golgi commence sa
carrière scientifique en 1869. Il est alors convaincu que les
maladies mentales peuvent s’expliquer par des
lésions organiques et entreprend l'étude des
structures du système nerveux. Les techniques
d’histologie de l'époque permettent
déjà de visualiser l'organisation cellulaire par
coloration au carmin ou à l’hématoxyline,
mais ces teintures se révèlent inadaptées
aux cellules nerveuses.
En
1872, l'Italien s’installe à Abbiategrasso comme
officier médecin en chef de l’hôpital pour
les maladies chroniques. Là, il s'attelle à la mise
au point des procédés de marquage, à l'abri
d’une cuisine transformée. En 1873, il publie ses
premiers résultats sur la découverte de la "reazione
nera" (réaction noire) –
l'imprégnation au nitrate d'argent – qui
permettra une meilleure compréhension des structures des
cellules nerveuses. De retour à Pavie, il crée un
laboratoire au sein de l’institut de Pathologie
générale qui devient vite un lieu important
d’échange et de recherches. Mais c’est
surtout sa publication de 1898 concernant la mise en évidence
de l’appareil réticulum interne qui assied sa
notoriété. Camillo Golgi recevra le prix Nobel de
médecine et de physiologie en 1906 pour l'ensemble de ses
travaux. Il meurt à Pavie le 21 janvier 1926.
Le réticulum endoplasmique
Toutes
les cellules eucariotes possèdent un réticulum
endoplasmique qui s’étend dans le cytosol et
particulièrement à la périphérie du
noyau. Il existe un espace interne unique que l’on appelle la
lumière ou citerne. Il présente de nombreuses
circonvolution. Il est séparé par une seule membrane
du cytosol et par deux du Golgi. On considère que
l’appareil de Golgi et le réticulum endoplasmique
constituent une seule unité fonctionnelle dans la mesure ou
ces organites communiquent largement entre eux et que l’on a
une lumière unique. Cette membrane très
repliée représente 50 % des membranes cellulaires
totales .

Cellule de glande salivaire de rat
Les protéines apparaissent en sombre dans l'enveloppe
nucléaire (en), le reticulum endoplasmique (re), et dans les
grains de sécrétion (gs). Nucléole (nu) ;
chromatine (ch) ; mitochondrie (m).
Le réticulum endoplasmique lisse
Les
cellules eucariotes contiennent peu ou pas de réticulum
endoplasmique lisse. On a des régions de transition à
partir de laquelle bourgeonnent des vésicules de transport.
Cette région de transition constitue par ailleurs un site de
synthèse des lipides. Elle est plus abondante dans certaines
cellules spécialisées. C’est le cas des
cellules qui synthétisent les corticostéroides comme
certaines cellules des glandes surrénales, les
hépatocytes qui synthétisent les acides biliaires,
les lipoprotéines des VHDL. Le cholesterol, tous les
sphingolipides et leurs dérivés sont
synthétisés dans la membrane du réticulum
endoplasmique lisse.

Appareil de Golgi (Golgi apparatus 1898)
Organelle cellulaire formé de réseaux de saccules
aplatis et empilés, d'où se détachent des
bourgeonnements. Il stocke les protéines provenant du
réticulum endoplasmique. Elles y sont glycosylées et
transportées dans des vésicules vers la membrane
plasmique ou d'autres organelles.
Le réticulum endoplasmique rugueux
Certaines
protéines servent à sélectionner puis
à fixer les ribosomes au RER. C’est à cet
endroit qu ’a lieu la synthèse
protéique.
Le saviez vous ?
Pendant
longtemps, la structure de l'appareil de Golgi restera au cœur
des débats, certains contemporains de l'Italien la
considérant comme un simple artefact de la coloration. Et ce
n'est que dans les années 1950, à
l'avènement de la microscopie
électronique, qu'elle sera définitivement
confirmée.
Oeuvres
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