2e Rencontres d'Histoire de l'environnement en Belgique - Luxembourg - Congo - Rwanda - Burundi
Colloque international et interdisciplinaire, 29-30 novembre et 1er décembre 2012
NEWS
- Trois conférences inaugurales sont programmées dans le cadre du colloque et seront données par :
Prof. Jean-Marc Moriceau (Université de Caen, France)
Prof. Martin Melosi (University of Houston, USA)
Prof. François Walter (Université de Genève, Suisse)
- Appel à communications ouvert jusqu'au 15 avril (voir ci-dessous)
Le colloque
Le succès des Premières Rencontres (voir les actes publiés en 2010) nous incite à lancer les Deuxièmes Rencontres d’Histoire de l’environnement relatives à la Belgique (dans ses frontières anciennes et actuelles), ainsi qu’au Grand-Duché de Luxembourg, au Congo, au Rwanda et au Burundi, dont elle a intimement partagé l’histoire. Celles-ci auront lieu les 29-30 novembre et 1er décembre 2012 aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur. Une publication des actes de ce colloque international et interdisciplinaire est prévue aux Presses universitaires de Namur.
Tous les sujets sont les bienvenus, mais trois sessions spécifiques seront organisées :
- une session « Oppositions de riverains et phénomène NIMBY » (dans le cadre du ‘Projet Nimby’ ARC-FSR FUNDP/UCL) ;
- une session « Archives et méthodologies » (dans le cadre du ‘Projet Guide’ et les Archives de l’État à Mons) ;
- une session « Aménagement des espaces ruraux » (dans le cadre du Groupe de recherche Acanthum).
Histoire de l'environnement
La thématique générale des Rencontres vise les recherches sur l'histoire des relations qu’entretient l’homme avec l’ensemble des éléments qui l’entourent, quelle qu’en soit la nature. En guise d'exemples, on citera : le paysage (état du parcellaire, forêts, eaux douces, mer et rivages, marais) ; les infrastructures (routières, fluviales, canaux, portuaires, militaires) ; les réseaux (adduction, irrigation, drainage ; assainissement) ; l’aménagement rural (extension des zones agraires, modernisation de l’agriculture, impact sur l’environnement, exploitation des bois et forêts, aménagement des plages, fixation des dunes) ; l’aménagement urbain (urbanisation, embellissement des villes, hygiène urbaine) ; l’aménagement industriel (exploitation des ressources naturelles, implantation d’usines, impact de l’industrialisation) ; la protection patrimoniale et naturelle (lutte contre les nuisibles, protection des espèces – faune et flore –, chasse et pêche, mise en valeur des traces du passé) ; les sinistres et calamités (observations météorologiques et sismologiques, sinistres, dégâts des armées, pollutions diverses)…
Ces questions peuvent s'envisager sous l'angle disciplinaire et interdisciplinaire, en particulier en mobilisant, outre l'histoire, des disciplines telles que l'archéologie, l'anthropologie, la sociologie, la géographie, la philosophie...
Oppositions de riverains et phénomène NIMBY
Souvent présenté comme un phénomène né dans les années 60-70, le phénomène NIMBY (Not In My BackYard) a une genèse mal connue, faute de travaux historiques sur la question. Cet acronyme désigne les discours et les pratiques d’opposition de populations riveraines à l’implantation – existante ou projetée – d’installations nouvelles. Il met aux prises différents acteurs (promoteurs, riverains, autorités, experts, médias) et possède une connotation négative (égoïsmes individuels ou de communautés locales), mais aussi positive (conscience citoyenne, préservation de l’environnement et de la qualité de la vie).
En Belgique, il plonge ses racines dans le 18e siècle, lorsque de premières consultations de voisinage sont explicitement prévues par la loi lors de l’installation d’usines, voire avant cela (oppositions spontanées à certains projets industriels en milieu urbain). Au fil des siècles, le phénomène prend de multiples formes d’expression, parfois très violentes (actions judiciaires, atteintes aux installations, etc.), et concerne des projets de nature très variée : industries, stations d’épuration, centres d’incinération de déchets, voies de communication, mais aussi structures sociales telles que des centres de demandeurs d’asile, centres d’aide aux toxicomanes, prisons, salles de concert, lieux de culte, établissements scolaires…
La session « Oppositions de riverains et phénomène NIMBY » a donc pour objet l’étude de ce type de conflit, de l’Ancien Régime à nos jours, à travers l’observation des implantations visées, des acteurs impliqués, des différents arguments utilisés, et des différentes expressions d’oppositions à des projets publics ou privés.
Archives et méthodologies
Les sources et les méthodes permettant de construire l’histoire environnementale s’avèrent nombreuses et diversifiées. Cette diversité témoigne de la vaste étendue que couvre ce champ thématique. Toutefois, si certaines sources sont bien connues des chercheurs, d’autres demeurent largement ignorées. Quelles sont-elles ? De quels types d’archives s’agit-il ? Qui les a produites ? S’agit-il d’institutions publiques ou de personnes privées et qu’est-ce que cela implique quant au contenu de ces documents (degré de fiabilité, limites, etc.)? Quels renseignements nous fournissent-elles et comment justifier leur utilisation et de quelles façons les analyser ? Somme toute, que peut-on en espérer ? La session « Archives et méthodologies » accueillera des contributions visant à éclairer ces questions.
Aménagement des espaces ruraux
L’objet de cette session sera d’étudier l’aménagement des espaces ruraux de l’antiquité à nos jours à travers essentiellement les productions, l’habitat et les paysages agraires. Il s’agira d’y observer les modifications subies ou apportées, les enjeux et les conséquences de celles-ci, ainsi que leurs acteurs.
Par conséquent, il sera opportun de scruter, au-delà des inévitables permanences, les mutations dans les domaines de l’élevage, de la sylviculture ou des cultures céréalières et industrielles : irrigation, introduction d’un matériel aratoire inédit, de nouveaux engrais, etc. On évaluera leurs impacts positifs ou négatifs comme la pollution, le ravinement et la hausse de la productivité. Les conséquences des dérangements du temps (crues, sécheresses), des dégâts causés par les animaux sauvages et les guerres seront aussi susceptibles d’être abordées, à l’image des réaménagements des équilibres productifs (abandon ou introduction de plantations plus résistantes).
De ces mutations, il en ressort inévitablement des variations, des stigmates au sein des paysages : désertifications de terres, voire de villages, défrichements de forêts, mise en valeur de zones humides. On s’intéressera ainsi aux recompositions du parcellaire et du bâti agricole (granges, bâtiments d’élevage). Ce dernier offrira une clé de lecture aux transformations socio-économiques des campagnes.
En outre, les motivations de ces changements seront volontiers analysées. Il conviendra alors d’analyser les différents protagonistes de l’aménagement des espaces ruraux et éventuellement des outils (législatifs, juridiques, financiers) mis à leur disposition : autorités étatiques, paysans, communautés rurales, agronomes, architectes ou encore industriels de l’agroalimentaire.
L'appel à communications
Les chercheurs intéressés par cette thématique – toutes périodes confondues – sont invités à présenter (20 min.) :
- soit une synthèse de tout ou partie de leurs travaux antérieurs afin d’en dégager les grandes lignes, les points forts, les spécificités ; ou une synthèse historiographique relative à une thématique particulière ;
- soit une approche méthodologique articulée sur un type de source spécifique ;
-
soit un fonds documentaire (archives, sources imprimées…) ;
- soit un projet (terminé ou en cours) mené par une équipe de chercheurs ;
- soit une recherche nouvelle (communication « classique ») ;
- soit un poster.
Toute proposition de communication (1/2 page + bref CV) est à envoyer pour le 15 avril 2012, par mail ou courrier postal, à :
isabelle.parmentier@fundp.ac.be
FUNDP-Dépt d’Histoire, rue de Bruxelles 61 à B-5000 Namur
Renseignements : 0032/81/724196 ou 0032/81/724167
Le comité organisateur
Ce colloque est organisé par le Pôle de l'histoire environnementale des FUNDP (PolleN) en collaboration avec le Laboratoire d'Anthropologie prospective de l'UCL (LAAP), les Archives de l'Etat à Mons (AEM) et le groupe de recherche Acanthum (FUNDP).
Danielle Caluwé (RAL), Fulgence Delleaux (FUNDP), Marie Goeury (FUNDP), Laurent Honnoré (AEM), Olivier Latteur (FUNDP), Carole Ledent (FUNDP), Julien Maréchal (FUNDP), Isabelle Parmentier (FUNDP), Carole Payen (FUNDP), Olivier Servais (UCL), Lionel Simon (UCL), Kevin Troch (AEM).

Le comité scientifique
Corinne Beck (U Valenciennes), Marie-Hélène Corbiau (FUNDP), Anne Cornet (CEGES/FUNDP), Chloé Deligne (ULB), Fulgence Delleaux (FUNDP), Laurent Honnoré (AEM), Isabelle Parmentier (FUNDP), Michel Pauly (U Luxembourg), Olivier Servais (UCL), Tim Soens (U Antwerpen), Erik Thoen (U Gent), Patricia Van Schuylenbergh (MRAC Tervuren), Bram Vannieuwenhuyze (KUL), Laurent Verslype (UCL), Geneviève Xhayet (ULg-CHST)
Une expérience pilote : un événement éco-responsable
Le comité organisateur a souhaité mettre la tenue de ce colloque sous l'égide du Développement durable, s'inscrivant en cela dans les initiatives menées par le Groupe développement durable des FUNDP. L'organisation de ces 2e Rencontres d'histoire de l'environnement sera l'occasion de réfléchir aux différentes implications écologiques de la mise sur pied d'un événement scientifique. Invitations, annonces, impressions de documents, utilisation du papier et autres médias, gestion des déchets (tri sélectif), restauration durable, etc. : chacun des volets de l'activité sera envisagé de manière éco-responsable. Un écho de cette expérience pilote, de ses réussites et de ses difficultés, sera joint aux actes du colloque.
Ce projet est mené en étroite collaboration avec Mme Katrien Bergé, chargée de mission Développement durable aux FUNDP.
