Le développement durable au cœur de la recherche
L’interdisciplinarité ne date pas d’hier aux FUNDP. Le département « sciences, philosophies et sociétés » par exemple a été créé en 1970. L’université dispose d’un ensemble de compétences qui se sont très tôt mobilisées et associées dans de nombreux projets de recherches portant sur la protection de l’environnement et, plus récemment, sur le développement durable.
La protection de l’environnement : un défi pour toutes les disciplines
Il s’agit de comprendre et de préserver les différentes composantes de notre milieu naturel. Les biologistes des organismes étudient le fonctionnement des écosystèmes, lacs, étangs et rivières, les physiciens utilisent la spectrométrie pour étudier l’atmosphère tandis que les géologues étudient la terre et les risques naturels auxquels elle est exposée. Les experts en nanotechnologies, physiciens et chimistes, s’intéressent à de nouvelles molécules ou à de nouveaux matériaux susceptibles d'apporter des solutions à de nombreux problèmes environnementaux.
Il faut se garder de croire que ces questions sont exclusivement réservées aux sciences exactes et aux sciences naturelles. La notion d’environnement, qui a pour ancêtres les nuisances sonores ou olfactives, a une histoire que la recherche s’attache à retracer. Avec les pollutions croissantes, le droit de l’environnement a fait son apparition avec une série de principes comme le principe de précaution ou du pollueur-payeur.
Une approche nécessairement interdisciplinaire
Qui dit environnement dit aussi étude de l’interaction entre l’homme et son milieu naturel : comment déterminer les meilleures pratiques en agriculture ou en aquaculture ? Ce genre de questions ne peut trouver de réponse qu’au sein d’équipes interdisciplinaires composées de biologistes, de géographes, de vétérinaires ou encore de sociologues.
Il en va de même pour la recherche de solutions innovantes permettant de diminuer l’empreinte écologique de l’homme. Des mathématiciens modélisent les transports et évaluent des alternatives qui soient à la fois plus respectueuses de l’environnement, efficaces et socialement acceptables. Ceci implique notamment une collaboration avec des économistes et des spécialistes de l’aménagement du territoire. Les informaticiens, quant à eux, peuvent, avec des psychologues, aider à construire des systèmes intelligents favorisant les comportements écologiquement responsables.
Les trois dimensions du développement durable
Le développement durable appelle à aller au delà d’une vision purement environnementale et à intégrer trois dimensions : justice sociale, développement économique et préservation des ressources naturelles. De nouveaux principes montent en puissance comme les principes de participation ou d’intégration. Les relations entre pauvreté et environnement, la responsabilité sociétale des entreprises, le changement climatique ou l’écoconsommation, autant de thèmes qui, par leur complexité, requièrent la contribution de chercheurs de toutes disciplines appelés à confronter leurs méthodes et à les réviser à l’épreuve de nouveaux problèmes.
