Historique
Les fondations...
Le premier mai 1831, les Pères de la Compagnie de Jésus fondent à
Namur un collège qui présente la particularité de dispenser un
enseignement philosophique, tant au niveau secondaire que
supérieur.
Deux ans plus tard, en août 1833, une candidature en deux ans en «Philosophie spéculative et Lettres » est imaginée et créée. Elle sera entreprise effectivement dès la rentrée académique suivante, celle de 1834. C'est la naissance de la faculté de philosophie et lettres des FUNDP.
Dès 1835, le nouveau programme préconisé permet aux étudiants de se préparer aux examens du jury d'état pour acquérir le grade légal de candidats en philosophie et lettres. Le programme est alors légalement reconnu comme diplomant.
Les premiers développements
En 1890, la candidature s’enrichit en proposant quatre sections : la
philosophie, l'histoire, la philologie classique et la philologie
romane. Une section préparatoire au droit verra le jour et sera
constituée en faculté autonome en 1967.
Du collège à l'Université
Durant l'entre-deux-guerres, l’établissement progresse. La loi de 1929 assimile la faculté de philosophie et lettres du collège Notre-Dame de la Paix aux université qui délivrent les diplômes de candidat en philosophie et lettres. Les étudiants ne sont plus contraints de se faire examiner par le jury central.
Le temps des réformes
Malgré une situation financière difficile due au manque de subsides
d'Etat, la faculté continue à se développer.
La deuxième moitié du vingtième siècle verra survenir de nombreuses
réformes. A partir de 1953, les jeunes filles sont admises aux Facultés
à la condition d'être originaires de la ville de Namur ou d’une commune
contiguë (la condition sera levée en 1965). En 1955, de nouveaux
bâtiments plus spacieux permettent d'accueillir davantage d'étudiants
même si leur nombre ne s'accroît de manière significative que durant
les années 80. En 1961, les sections de philologie germanique et d'art
et d'archéologie complètent les sections existantes. Des professeurs
laïcs viennent progressivement étoffer le corps professoral. A partir
de 1971, le gouvernement décide d’accorder aux Facultés des subsides de
fonctionnement calculés selon les mêmes critères que pour les autres
institutions universitaires. La faculté de philosophie et lettres
bénéficie alors de l'amélioration de la situation financière de
l'ensemble de l’institution.
L' « aujourd'hui » de la
faculté
En 1994, le décret relatif au régime des études universitaires
habilite la faculté à organiser le doctorat en philosophie et
lettres.
Dix ans plus tard, en 2004, suite à la réforme dite de « Bologne » visant à permettre une meilleure collaboration des universités au niveau européen, le cycle de la candidature est transformé par décret ministériel en un baccalauréat de trois ans. Malheureusement, et par le même décret, la faculté perd le droit d’organiser un baccalauréat en langues et littératures classiques.
Le futur de la facultéMême si la faculté de philosophie et lettres a connu bien des évolutions au cours de son histoire, la pratique pédagogique éprouvée, l'attention à la personne de l'étudiant, le souci de bien préparer les étudiants au second cycle d'études universitaires peuvent être considérés comme les constantes de sa méthode d’enseignement et de transmission du savoir.
