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Historique

D'une réforme à l'autre, du programme de candidat à celui de bachelier, la Faculté de droit de Namur offre un enseignement de qualité.

Des candidatures au programme de bachelier

La Faculté est née de la réforme des études de droit de 1967.

Cette réforme a donné sa pleine autonomie à la candidature en droit (deux années d'études).

L’enseignement du premier cycle se caractérisait alors par un enseignement à la fois fondamental dans la discipline et multidisciplinaire : « le droit dans son environnement économique, social, philosophique et psychologique ».

1994 voit la création à la Faculté d’un troisième cycle interdisciplinaire « Droit et gestion des technologies de l’Information et de la Communication ». En 2000, rejoignant le Diplôme d'Etudes Spécialisées en « Droits de l’Homme » créé par les facultés de droit de l'UCL et de Saint-Louis (Bruxelles), la Faculté de droit de Namur se dote d’un second diplôme complémentaire.

La réforme de 1997 ajoute le droit constitutionnel et le droit pénal à l’enseignement des matières de droit "positif". Elle permet également à la Faculté de délivrer le doctorat en droit.

La dernière réforme est encore plus importante. A la suite des accords de Bologne, qui visent à harmoniser la durée et le contenu des études dans l’ensemble de l’Union européenne, une troisième année s'ajoute au premier cycle, le candidat devenant bachelier en droit, tandis que le second cycle est réduit à deux ans.

Le bureau des doyens des facultés de droit, en définissant le 2 juin 2003 le programme de bachelier en droit, a entendu lui conserver l’orientation proprement universitaire et interdisciplinaire de l’ancienne candidature en droit. Etalé sur trois ans et non plus sur deux, le programme pourra et devra évidemment  fournir les connaissances de base des matières juridiques de façon plus complète et plus approfondie.

Le programme de la Faculté de droit de Namur entend former, selon l’expression même de l’accord des doyens du 20 juin 2003,  un « juriste généraliste », c’est-à-dire un juriste armé d’une connaissance des matières essentielles du droit et ouvert aux sciences humaines, ce qui lui permettra une réflexion critique sur sa propre discipline. Il conduira à un diplôme plus utile sur le marché de l’emploi que l’ancienne candidature. L’objectif premier n’est cependant pas l’"employabilité" des bacheliers, même si certaines pistes doivent s’offrir pour ceux qui souhaitent se lancer dans la vie professionnelle dès l’obtention de ce diplôme.

Par ailleurs, la création de « filières » dans le programme de bachelier donne des possibilités de réorientation vers les sciences politiques, la criminologie, l'économie et la gestion, la philosophie.

Les sciences humaines ont donc toute leur place dans le nouveau programme. Quant aux cours de droit, ils sont plus diversifiés que par le passé : n'ont été exclues du 1er cycle que les branches du droit pour lesquelles un suivi des enseignements de base est nécessaire, ainsi que les matières spécialisées prévues expressément au programme de maîtrise.

A travers les diverses évolutions de son programme, la Faculté de droit a toujours entendu assurer aux étudiants un réel accompagnement vers la réussite et  l'autonomie.

Progressivement, les étudiants deviennent capables de mener une réflexion juridique personnelle dans le cadre de procès fictifs (moot court), de travaux écrits et de séminaires, en utilisant notamment des outils informatiques.